Préparer la terre
La terre est livrée en pains de 10 ou 12,5 kg. Lorsqu'elle est neuve, il n'y a pas de précaution particulière à prendre : elle est compacte, sans bulles d'air, et a le bon taux d'humidité.
Mais on ne travaille pas toujours avec de la terre neuve. De plus, et vous le verrez en lisant la suite de ces articles, la technique que je vous propose à l'atelier est une grande productrice de copeaux de terre... on est naturellement amené à faire du recyclage.
La solution la plus pratique que je connaisse est d'utiliser une grande poubelle en plastique. On jette ses copeaux dedans, on ajoute un peu d'ea
u, on referme à la fin de la journée.
On peut aussi mettre le reste de son pain de terre tout neuf, il restera à l'humidité dans la poubelle, sans qu'il soit besoin de s'encombrer de feuilles de plastique ou de chiffons mouillés qui finissent toujours sales, percés, moisis...
Lorsque la quantité de terre en petits morceaux est conséquente, et que l'humidité est correcte (de temps en temps, on mouille un peu la terre dans la poubelle), on récupère les copeaux, et on pétrit son pain de terre, selon une technique qui permet d'évacuer les inévitables bulles qui se nichent entre les morceaux.
Cet exercice, proche du pétrissage du pain, est assez physique, car l'argile est une matière assez ferme. Il permet en outre, avant de commencer une pièce, de prendre contact avec la terre, tout en oubliant le reste.

