Valerie_au_travail

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu le désir de m'exprimer par l'art. Mais avant de parvenir à m'y consacrer tout-à-fait, j'ai dû emprunter quelques voies parallèles... ou pas si parallèles que ça, finalement, puisqu'il semble qu'elles aient fini par converger.

J'ai commencé par faire des études scientifiques et techniques en intégrant en 1989 l'école nationale supérieure d'arts et métiers, l'ENSAM. Fraîche émoulue de l'école, j'ai d'abord exercé dans le milieu de la plongée professionnelle, à Marseille. Bien que passionnée par la plongée sous-marine, le métier que je découvrais s'avéra ne pas du tout être en accord avec mes aspirations. J'ai timidement commencé à peindre, et aussi j'ai démissionné.

J'ai alors eu l'idée de passer l'agrégation de mécanique, des fois que l'enseignement m'apporte plus de joie. Avec entrain et sac-à-dos, je suis partie quelques mois plus tard, agrégation en poche, pour l'île de la Réunion, en quête de dépaysement et d'un métier qui me comblerait.

J'ai là aussi été très déçue, et j'ai fait encore un peu plus de peinture. J'ai failli quitter l'enseignement dès la première année, mais j'ai finalement tenu... plus de dix ans, avec l'aide de mon mari et de la famille que nous avons fondée.

En 2003, vers la fin des dix ans, donc, j'ai fait la rencontre de Sabine Badinier, sculpteur et céramiste. Emballée, conquise par la terre et son fabuleux potentiel, j'ai quitté l'île et l'éducation nationale deux ans plus tard pour fonder mon propre atelier, à Chalon-sur-saône.

Je me suis ensuite installée dans le nord des Deux-Sèvres, où après encore quelques années de pérégrinations du côté de ma fibre technique et scientifique, d'enseignante et d'ingénieure, j'ai aménagé l'atelier que j'occupe aujourd'hui, tout en ouvrant une autre voie, celle de la psychothérapie relationnelle à laquelle j'ai commencé à me former.

La sculpture est aujourd'hui une de mes deux activités, associée à l'hypnose thérapeutique, que je pratique à Cholet.